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à la rencontre de Eric Martin



à la rencontre de Eric Martin

Fils de parents turfistes, Eric Martin a goûté au milieu hippique dès son plus jeune âge. D’abord spectateur puis ensuite acteur, le professionnel a connu aussi bien l’allégresse de la victoire que la «passe» difficile. Aguerri, après plus de 20 ans d’expériences, il est dans une spirale positive dans laquelle il ne souhaite pas redescendre. Rencontre d’un entraîneur qui «cause» peu… mais juste !

FICHE D’IDENTITE
Nom : MARTIN
Prénom : Eric
Né le : 9 mars 1960
Lieu de résidence : Bernay (27 Eure)
Nombre de gagnants : environ 400 victoires


Comment êtes-vous arrivé dans le monde des courses hippiques ?
Mes parents étaient «turfistes» et j’allais régulièrement avec eux sur les hippodromes. Intéressé par les chevaux, j’allais de temps en temps faire du cheval dans un club et au fil du temps la passion est née.

Et ensuite ?
J’ai suivi une scolarité normale avant de rejoindre, à l’âge de 14 ans, l’école des jockeys de Graignes. J’ai suivi des cours la première année avant de travailler en alternance chez un patron d’apprentissage, les deux années suivantes.

Pour qui avez-vous travaillé ?
J’ai eu la chance d’atterrir chez André-Francis Bigeon, le père de Jean-Luc et de Christian, une famille bien connue dans le monde du trot. Comme tout lad, j’ai commencé par apprendre toutes les «besognes» nécessaires à la vie d’une écurie avant d’avoir ma chance en tant que jockey «monté» en fin d’année 1977.

C’est le début d’une belle aventure ?
Oui, d’autant que quelques semaines plus tard, je gagnais à Vincennes, avec GAILLARDE BARBES. Grâce à elle, je signe donc ma première victoire le 4 janvier 1978, qui reste évidemment un grand moment pour moi. Notez que cette brave jument m’a permis de m’imposer une nouvelle fois, 15 jours plus tard. Après avoir résolument gagné sa confiance, M. Bigeon m’a confié d’autres chevaux intéressants par la suite.

Vous êtes donc partis vers une carrière de jockey ?
Et bien non ! Je me suis tout de suite dirigé vers l’entraînement. Je me suis installé à mon compte en tant qu’entraîneur avec mon frère Bruno en 1979.

Pourquoi avoir fait une telle orientation de carrière à seulement 19 ans ?
Et bien… j’avais la fougue de mon âge et dans l’euphorie, j’ai eu envie de tenter le coup en croyant que cela était vraiment possible et j’ai foncé la tête baissée !

Et alors ?
J’ai fais une erreur de jeunesse à cette époque en me précipitant dans cette voie. Faute de moyens les «galères» ont commencé. J’ai récupéré des chevaux d’un petit calibre qui ne pouvait «porter» une écurie de course. Je me suis donc remis en selle afin de glaner des montes à droite à gauche et tenter de me faire connaître un peu plus. Heureusement les montes se sont enchaînées avec des gagnants.

Et comment avez vous fait pour que votre entraînement bascule du côté positif ?
Et bien, une succession de bons résultats qui se résume à un travail quotidien. J’ai d’abord récupéré RONDA, une jument que j’avais menée lorsque j’étais apprenti et qui restait sur plusieurs échecs lorsqu’elle a rejoint mes boxes.
Je l’ai «retrouvé» par la suite et elle m’a apporté beaucoup de satisfactions. MAMI BARBES, une jument de M. Bigeon, qui était destinée au départ à être poulinière, m’a également permis de «sortir la tête de l’eau» et notamment de faire la rencontre de M. Garreau, avec lequel je suis resté très lié.

Une rencontre qui s’est révélée importante par la suite ?
Oui, en effet, M. Garreau m’a fait confiance en plaçant des chevaux chez moi. Les résultats ont suivi grâce notamment à TREVE DU VAL, une bonne poulinière qui a donné des chevaux tels que FELINE DU VAL, JOYEUSE DU VAL, NELSON DU VAL, ETOILE DU VAL….

Depuis combien de temps êtes vous installé ?
Oh ! cela fait maintenant une vingtaine d’années déjà.

Parlez-nous un peu de votre effectif !
Je tourne actuellement entre 20 et 25 chevaux prêts à courir

Quel a été votre plus beau souvenir en tant que professionnel ?
A part ma première victoire en tant que jockey, j’ai en mémoire le succès de VASTORG. Un cheval que j’ai acheté «à réclamer» et avec lequel j’ai réussi à gagner mon premier Quinté.

Connaissant un peu votre effectif, j’ai le sentiment que la plupart de vos chevaux ont besoin de courir pieds nus pour être vraiment performants ?
Disons que je fais partie des professionnels qui estiment que courir sans fers permet de tirer le meilleur d’un cheval. Sans abuser pour autant, j’habitue mes chevaux à courir ainsi afin de les améliorer et de profiter au mieux des bons engagements.

Quelle est la «chose» la plus difficile dans votre métier selon vous ?
C’est un métier très dur où il faut être vraiment passionné et averti du travail à accomplir. Ceci dit la «mauvaise passe» reste la pire chose qui puisse arriver à un professionnel qui fait ce métier. Quand rien ne veut vous sourire…
un cheval malade ou qui «casse» …le fait de ne pas faire l’arrivée et de ne pas rentrer de l’argent dans l’écurie… sur le plan moral c’est usant et très difficile à vivre.

Depuis un petit moment, on voit souvent vos chevaux briller chez les «amateurs». Pourquoi orienter vos chevaux dans cette catégorie quand on sait que certains d’entre eux peuvent courir d’autres épreuves ?
Cela ne dépend pas vraiment de moi mais de ma clientèle. J’ai un propriétaire comme M. Garreau qui aime courir ses chevaux en «amateur» et les driver lui même afin de se faire plaisir au sulky. La plupart des pensionnaires restent donc à ce niveau de compétition alors qu’effectivement il pourrait disputer des épreuves plus huppées.

Sinon, combien coûte une pension chez vous ?
Il faut compter 20 euros H.T. par jour. Les frais de vétérinaire et de maréchalerie s’ajoutent à ce tarif selon les besoins.

A quoi ressemble une de vos journée type ?
Lorsque je suis toute la journée à l’écurie, je commence à 7 heures pour finir à 18 heures. Les jours de courses, je prends mon camion en direction des hippodromes pour rentrer généralement plus tard, jusqu'à parfois 2 heures du matin lors des nocturnes. Pas facile comme emploi du temps pour gérer l’écurie ! Non, mais pour la bonne organisation de l’écurie, Bruno Rosin continue de travailler les chevaux en mon absence avec la collaboration des stagiaires. Et puis j’ai des amis «amateurs» qui passent à la maison pour «filer» un coup de main. Je fais également du «training», ce qui permet d’entraîner 5 ou 6 chevaux à la fois… s’il y a besoin.

Avez-vous un regret depuis que vous exercez ce métier?
Oui un gros ! un certain OISEAUX DE FEU. Je l’avais qualifié et je regrette de ne pas avoir pu le garder chez moi à l’entraînement. M. Bernerau n’a pas été correct envers moi en me l’enlevant de mes boxes.

Vous aviez fait pourtant du bon travail ?
Et oui, comme quoi cela ne suffit pas toujours pour certains. C’est d’autant plus rageant que je l’estimais capable de devenir un grand et c’est pour moi, le meilleur de sa génération à l’heure actuelle.

Est-ce un choix d’entraîner en province ?
Oui, mes pensionnaires sont beaucoup mieux à Bernay qu’à Grosbois dans la mesure où j’entraîne principalement des chevaux d’âge et que j’utilise beaucoup les paddocks. Et puis Bernay est un
lieu bien placé géographiquement pour se rendre sur la plupart des champs de courses.

Pour conclure, avez-vous un message à adresser aux turfistes ?
Pour les aider à gagner, je leur conseille de suivre principalement les chevaux des écuries qui connaissent une réussite régulière et qui sont à la «page» pour améliorer constamment leurs chevaux… C’est très important ! et puis j’en profite pour les informer que dans le courant du mois d’octobre, je vais devenir consultant sur numéro audiotel (08 99 703 608)…un numéro où je confierai le meilleur de mes infos afin de les aider à «toucher».

Le rendez-vous est pris, Eric ! Merci à vous !




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