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reportages :

à la rencontre de John Van Handenhove



à la rencontre de John Van Handenhove

Fils de turfiste, J.Van Handenhove a connu très jeune l’allégresse des champs de courses. Cavalier pourtant émérite, son «grand» physique l’a dirigé vers une carrière d’entraîneur pour le moins prometteuse. Portrait d’un homme au franc parlé mais qui reste «Zen». Rencontre!

FICHE D’IDENTITE
Nom: VAN HANDENHOVE
Prénom: John
Né le : 2 février 1966 à Alost (en Belgique)
Lieu de résidence : Lamorlaye (60)
Profession : Entraîneur de chevaux de course (galop)
Nombre de gagnants : environ 200


Comment êtes-vous venus dans le monde des courses hippiques ?
Dès mon plus jeune âge, j’ai toujours été passionné par les chevaux. Mon père qui était turfiste vivait sa passion pour les courses pendant que moi je montais à cheval. J’ai commencé par des compétitions de poneys pour ensuite disputer des courses de «pays» au moment de mon adolescence. Un peu plus tard, je suis devenu «Gentlemanrider » en Belgique et le parallèle avec la passion de mon père est alors devenu très étroit surtout qu’il était déjà devenu propriétaire.

Et alors ?
Alors, je montais le matin chez les entraîneurs chez lesquels mon père avait placé des chevaux. J’étais parti dans mon esprit pour devenir jockey, mais mon physique m’a vite rattrapé.

Pourquoi ?
Bien que j’étais déjà grand, je pouvais monter efficacement en compétition avec mon 1,88 m. Mais mon père m’a persuadé que cela était une mauvaise idée de poursuivre car avec l’âge le poids aurait rapidement été un problème. Du coup, sous l’influence de mon père, j’ai continué mes études en décrochant mon BAC tout en travaillant pour le compte de Jérôme Martens. C’est alors que l’idée de devenir entraîneur a commencé à me « chatouiller » l’esprit.

Vous avez donc passé vos diplômes ?
Pas tout de suite j’étais encore jeune. Mon père entre temps avait placé des chevaux en France chez Rémy Cottin, le père de l’entraîneur actuel François-Marie Cottin. J’ai monté pour lui en gentleman pour faire mon premier gagnant à Granville en 1984, en selle sur un cheval qui s’appelait Prunéco. Plus tard en 1987, sur les conseils avisés de cet entraîneur, je me suis installé en France pour rentrer au service de Gérard Collet afin d’apprendre les rouages de la profession. A cette époque, Gérard avait un gros effectif qui évoluait entre le plat et l’obstacle et je ne vous cacherai pas que ces 5 ans furent une expérience très enrichissante pour moi.

Et donc, c’est là que vous avez eu le déclic pour devenir entraîneur ?
Le déclic est en fait réellement venu le jour où les commissaires de courses m’ont interdit de monter en France en tant que Gentleman. De par leur statut, il me considérait comme un professionnel… et cela a donc été le moment pour moi de franchir le cap. J’ai passé avec succès mes examens d’entraîneur au printemps 92 et je me suis installé en septembre de la même année avec 3 chevaux.

Alors maintenant, combien entraînez vous de chevaux et où êtes-vous installé ?
Cette année, j’entraîne 18 chevaux à Lamorlaye

Pensez vous que le fait d’avoir été jockey est un avantage ?
Oui bien évidemment ! J’ai personnellement monté environ 400 courses et je peux comprendre plus facilement les explications d’un jockey après la compétition. L’analyse peut être plus technique et me permettre de ressentir les sensations que le jockey a pu connaître…Ce qui peut également me faciliter le travail pour les réglages à venir.

On dit que c’est le propriétaire qui désigne le jockey qui va monter son cheval… Pouvez-vous nous expliquer le véritable fonctionnement ?
Il est vrai qu’aujourd’hui on ne fonctionne plus de la même manière. À l’époque, chaque entraîneur avait un jockey attitré qui montait les chevaux de son écurie, le choix de la monte n’avait donc pas lieu à ce moment-là pour le propriétaire. Depuis l’arrivée de Cash pilote, comme le fût Cash Asmussen, le fonctionnement est devenu différent. Les jockeys ont préféré leur indépendance afin de pouvoir monter les meilleures chances. Une liberté qui a favorisé les plus fines cravaches mais aussi les propriétaires qui se sont vu avoir le choix pour mettre toutes les chances de leur côté. Maintenant, le problème réside sur la disponibilité du jockey et sur la chance réelle du cheval. Le rôle de l’entraîneur est d’obtenir l’un des jockeys sélectionnés par le propriétaire…. Raison pour laquelle, les agents de montes sont devenus utiles en France afin de réguler et gérer l’offre et la demande.

A quels jockeys faites-vous appel généralement ?
Depuis ces dernières années, je m’efforce d’obtenir pour mes propriétaires la monte de D. Boeuf, C. Soumillon, O. Peslier, T. Jarnet… Mais vu qu’il sont très demandés, je fais appel régulièrement, depuis près d’un an, à T. Huet, qui reste plus souvent disponible pour monter mes chevaux. De plus, je préfère que le même jockey puisse monter plusieurs fois consécutivement mon pensionnaire, ce qui constitue un avantage afin d’en tirer la quintessence.

Pouvez-vous citer à nos lecteurs, une liste de chevaux sur lesquels vous comptez en priorité ?
Alors pour cet été, je pense qu’on peut continuer à suivre une jument comme GREEN SHADOW qui s’est illustrée dans les Quintés sous la poigne de T.Huet et qui reste le « fer de lance » de l’écurie. ACAZO, un cheval qui a toujours bien réussi l’été et qui devrait d’ici peu remporter sa course. Bien qu’il soit irrégulier, je peux citer un élément comme LESTER QUERCUS qui est rarement décevant à Deauville ou à Clairefontaine surtout si la piste est assouplie par les orages d’été. Sinon, KRASOTA qui se plaît particulièrement à Clairefontaine et quelques 2 ans prometteur comme TCHINDALEY, qui devrait bien débuter sur la côte normande.

Après un premier semestre écoulé, quel est le bilan de votre écurie ?
Pour être franc le premier trimestre a été très moyen et j’ai redressé la barre en avril, mai et juin où quasiment tous mes chevaux ont gagné leur avoine. Il faut savoir qu’il est difficile de maintenir des chevaux en forme toute l’année et qu’une écurie connaît une réussite plutôt par période.

Pouvez vous nous décrire une bonne année pour une écurie comme la vôtre ? Pour vous donner un exemple, pour une écurie composée de 15 chevaux, il faut rentrer environ 300 000 euros dans l’année, ce qui représente environ 20 000 euros de gains annuel par cheval.

Sinon, combien coûte une pension chez vous ? Si le cheval est actif, la pension revient à 42 euros par jour, soit environ 1260 euros par mois. Si le cheval ne peut pas courir pour différentes raisons, la pension revient à 15 euros par jour.

Un entraîneur doit forcément avoir des propriétaires qui lui font confiance pour travailler correctement… quel est le type de relation ? Je pense que la base de ce partenariat doit s’appuyer sur la confiance. J’ai aujourd’hui la chance d’avoir les mêmes propriétaires qui me sont fidèles depuis des années. Sur le plan financier, il ne faut surtout pas garder des chevaux qui ne pourront pas couvrir les frais du propriétaire, mieux vaut être franc afin qu’il ne perde pas son temps et qu’un rapport sain puisse s’installer.

Un entraîneur comme vous doit-il être commercial pour attirer une nouvelle clientèle ? Il est vrai qu’il est difficile de nos jours d’avoir facilement une nouvelle clientèle. Pour attirer des clients, il n’y a pas 36 solutions. Il faut que l’écurie soit productive et donc engranger des résultats positifs. Maintenant, une «maison» qui tourne avec peu de chevaux et qui gagne deux courses par mois, cela peut passer inaperçu…Ce qui reste le problème des petites écuries. Après, il faut aussi conserver cette clientèle qui reste parfois exigeante quant aux performances de leurs chevaux. Pour le propriétaire, quand un cheval ne gagne pas, c’est souvent la faute de l’entraîneur ou soit celle du jockey. Il faut donc éviter d’engager les chevaux à mauvais escient afin qu’il soit le plus performant possible. En résumé l’entraîneur connaît tout de même une pression constante dans son travail…

Lors de la délocalisation des courses en province beaucoup de jockeys et d’entraîneurs parisiens ont démontré leur désaccord. Quel est votre sentiment à ce sujet ? Oui en effet, ce n’est pas avantageux sur plusieurs points. Tout d’abord le nombre de déplacements et de kilomètres à effectuer sont beaucoup plus nombreux, ce qui engendre plus de frais. Cela freine également la venue éventuelle de propriétaires provinciaux dans les écuries parisiennes, qui ont maintenant la capacité de voir courir leurs chevaux dans leur région. Je suis pour qu’il y est beaucoup plus de courses en région parisienne car il ne faut pas oublier que les pensions y sont plus élevées pour les propriétaires.

Quel est le plus grand moment que vous avez vécu en tant qu’entraîneur ? Pour le moment, je dirai que c’est ma seconde place dans un groupe III avec KALATOUNA. Nous sommes partis en tant qu’outsider ce jour-là et nous avions failli remporter la course en étant battu par une jument qui a disputé «l’Arc» (Prix de l’Arc de Triomphe).

Vous souvenez-vous aussi de votre première victoire ? Oui bien naturellement ! C’était en obstacle, à réclamer, à Enghien, avec une jument qui se nommait STOMMY RIVER. Pour l’anecdote, je venais de l’acheter à réclamer 2 mois auparavant. Pour tout vous dire, c’était en fait l’un des trois chevaux avec lesquels j’ai commencé dans le métier.

A quoi ressemble l’une de vos journée ? Je me lève le matin à 5h 45, pour retrouver mon personnel à 6 heures à l’écurie. On prépare la liste des chevaux et chacun se partage les tâches. Après être resté sur les pistes toute la matinée, je rentre chez moi prendre une douche et manger un petit morceau. Ensuite, je pars aux courses pour l’aprèsmidi… Si j’ai des partants. Si je ne me rends pas sur un hippodrome, je regarde les courses sur Equidia, qui me permet de me tenir informer de l’actualité.

Dans la série des questions plus indiscrètes, combien gagne un entraîneur comme vous ? Tout dépend si l’entraîneur a financé une partie des chevaux qu’il entraîne. Aussi, en règle général un mentor qui n’a pas de part, gagne environ 7 % net des allocations. Sur les 14 % attribués au départ, 4% vont au personnel, 0,25% à l’association des entraîneurs environ 2,75% entre les impôts la T.V.A. Il faut noter que le professionnel ne gagne rien sur le prix des pensions contrairement à ce que l’on peut croire.

Quels sont les professionnels de ce milieu que vous appréciés particulièrement ou avec lesquels vous avez le plus d’affinité ? Non, je n’ai pas de noms précis à vous confier. Personnellement, je m’entends bien avec tout le monde. Vous savez nous faisons un métier assez dur ou règne tout de même une grande solidarité. Maintenant le cap de l’amitié reste difficile à franchir car nous exerçons une profession où la compétition et la concurrence est constamment présente.

Le rêve de tout entraîneur est de «toucher» un crack…Est-ce principalement un coup de «chance»? Pour avoir un bon cheval dans ses boxes, il faut avoir une part de chance mais surtout collaborer avec un propriétaire qui fait de l’élevage ou qui achète des yearlings… alors là, tout est permis. Contrairement à l’achat de chevaux mis «à réclamer » qui sont des éléments dont les propriétaires souhaitent se séparer…Il est extrêmement rare que des cracks se cachent parmi eux.

Pour conclure, avez-vous un message à adresser aux turfistes ? Oui, c’est le même message que je fais passer souvent sur Equidia. Celui de démontrer au public turfiste la volonté de transparence de notre métier.

Merci pour cette interview et votre franchise, John. Merci à vous !



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