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à la rencontre de Thomas Huet



à la rencontre de Thomas Huet

FICHE D’IDENTITE
Nom: HUET
Prénom: Thomas
Né le 6 juin 1983
Lieu de naissance : Tours (Indre et Loire)
Lieu de résidence : Chantilly
Poids : 52 à 53 kgs
Taille : 1.66
Nombre de gagnants : 114

Natif de Tours, Thomas Huet a embrassé la profession de jockey alors que rien ne le prédestinait à cette carrière. Plutôt posé, il préfère un bon repas entre amis plutôt que les virées nocturnes de la capitale. Rencontre d’un jeune homme attachant qui a trouvé sa voie par amour du cheval et qui possède les atouts pour réussir dans ce dur métier.


Comment êtes vous venus dans le monde des courses hippiques ?
Complètement par hasard, en fait depuis tout jeune j’aimais les chevaux et mes parents m’avaient inscrit dans un club hippique ou j’ai monté mon premier poney à l’age de 5 ans. J’ai continué ce loisir jusqu’à mes 14 ans, âge auquel, j’ai commencé les concours hippiques. Sur les conseils d’un ami, j’ai fait les démarches pour rentrer à l’A.F.A.S.E.C., l’école des jockeys et à 16 ans j’ai rejoint le «Moulin à Vent» à Gouvieux.

Pouvez-vous nous retracer votre parcours jusqu'à votre première monte en compétition ?
La formule de l’école de jockey alternait un mois de cours et un mois dans une écurie de course. Mon patron d’apprentissage fût G. Collet qui gérait une écurie plutôt familiale. Après un an et demi sous sa houlette, j’ai couru ma première «course école» à Saint-Cloud avec NOBLE SEIGNEUR, un cheval avec lequel je me suis imposé ce jour-là. Trois mois plus tard, titulaire de ma licence, j’ai fait mes débuts dans le «grand bain» à Fontainebleau.

Quel a été votre plus beau souvenir en tant que jockey ?
J’ai plusieurs bons souvenirs. Le premier qui me vient à l’esprit, c’est ma rencontre avec CALDERA, un cheval avec lequel j’ai gagné 7 courses tout au long de mon apprentissage chez G. Collet. Ensuite, mon association avec L’ARCHONTE, un cheval qui m’a permis de gagner une «Listed-race». Ma première victoire dans un Quinté a été aussi un bon moment mais là ou j’ai le plus «Kiffé», c’est sans doute au Stade de France avec le succès de CABEZA DE VACA… un moment de grandes sensations.

Comment se déroule vos journées professionnelles ?
Pour ma part, je me lève très tôt pour travailler sur les pistes de Chantilly. Je galope quelques chevaux pour des entraîneurs. Ensuite, je rentre chez moi pour faire ma toilette. Je repart ensuite sur l’hippodrome du jour. Avec toutes ces réunions délocalisées, je me retrouve souvent aux quatre coins de la France et le retour se fait souvent tard quand je ne suis pas en région parisienne. Le dîner est alors essentiel car c’est mon seul repas de la journée. Petite détente et au lit pas trop tard.

Tous ces efforts pour gagner combien ?
Pour gagner 7% de l’allocation qui est attribuée selon notre place à l’arrivée. Il faut terminer dans les 5 premiers d’une course et dans les 7 premiers d’un Quinté pour espérer prendre un chèque. Plus vous courez des épreuves richement dotées, plus vous pouvez gagner de l’argent. La somme reste donc aléatoire car un jockey peut gagner en une sortie ce qu’un autre va gagner en cinq tentatives. D’ou l’importance de monter des chevaux qui détiennent une 1ère chance et si possible des chevaux de niveau «Groupe».

A travers l’écran du téléviseur, les turfistes peuvent parfois entendre des échanges entre les jockeys, de quels natures sontils ?
Les échanges sont variés entre jockeys. Comme nous sommes avant tout des compétiteurs, nous aimons bien nous «chambrer» entre potes et notamment quand on voit que l’un d’entre nous se trouve à la «ramasse». Plus sérieusement, on fait surtout de la prévention en se parlant pour éviter les tassements, les bousculades ou une chute éventuelle. Sinon, il nous arrive aussi parfois de demander le passage à un adversaire qui est sur ses fins alors qu’il nous reste encore du «gaz».

Comme beaucoup de jockey, avez vous un modèle dans la profession ?
A vrai dire, j’en ai eu plusieurs quand j’ai débuté et avec le recul, c’est sans conteste Thierry Jarnet. Pour moi, c’est plus qu’un grand professionnel. Il est devenu un excellent jockey en partant de rien. Il a monté en obstacle, il a fait ses preuves en «portant» des chevaux de petites écuries à l’arrivée. Il a monté partout dans le monde et a acquit une grande technique et un sens tactique très fin. Même en prenant de l’âge, il a réussi à se maintenir au top d’autant qu’il doit faire preuve d’une hygiène de vie irréprochable à son poids (51 kgs). Sur le plan humain, c’est un «Monsieur» très respectable qui a su gérer sa carrière. D’ailleurs, il fait partie des rares à avoir duré dans la profession. C’est vraiment ma référence et je dirais même, qu’il devrait l’être pour beaucoup de jeune du métier.

En tant que jockey, avez vous un objectif précis ?
L’objectif n°1 consiste tout d’abord à repartir sur de bonnes bases contrairement à 2005 ou j’ai vécu une saison en demiteinte dût à la perte de ma décharge et au fait que je sois parti de l’écurie de G. Collet pour me mettre en «Jockey freelance» (jockey libre). Mon «Leitmotiv» sera de devenir au cours de l’année, 1ère monte chez R. Pritchard-Gordon avec lequel je collabore et que j’estime être un grand professionnel. Sinon, d’engranger le plus de victoires possibles en France et de monter plus souvent à l’étranger afin d’acquérir encore plus d’expérience. Je garde aussi en tête, le fait de pouvoir courir des courses de «Groupe» mais il faudra encore travailler dur et surtout tomber sur le bon cheval.

Aujourd’hui, des entraîneurs tels que J.Van Handenhove et R. Pritchard-Gordon vous font confiance. Avez vous des «futurs gagnants potentiels» à confier à nos lecteurs ?
Oui, avec plaisir. Du côté de J.Van Handenhove, je pense qu’un poulain comme PROCI ROAD risque de faire parler de lui dans les handicaps réservés au 3 ans et sur une distance voisine des 2 000 mètres. Chez les plus vieux, un élément comme LESTER QUERCUS devrait bien gagner son avoine en terrain bien souple. Pour l’entraînement «Gordon», j’aime beaucoup WESTLING, une pouliche qui devrait courir en fin de meeting cagnois et qui devrait réaliser de belles choses cette année. Un poulain estimé comme LIGHT OF JOY qui a très bien tenu sa partie au niveau Listed et qui va être intéressant à revoir chez les 3 ans. Un petit coup de coeur également pour PALE RIDER, un sujet avec lequel je me suis imposé et qui devrait faire un «vrai bon cheval».

En consultant vos statistiques, on se rend compte que vous faites souvent afficher de grosses cotes à l’arrivée, un commentaire ?
Un jockey peut faire afficher toutes sortes de cotes tout au long de sa carrière mais il est vrai que certains parieurs aiment bien me suivre pour cela. Je crois que ce phénomène est dû au fait que je monte souvent des petits poids dans les handicaps, ce qui est un avantage en terrain lourd. Et puis surtout le fait que je ne travaille pas avec une grosse écurie…Si je travaillais avec Mr Fabre, il est certain que je monterai des favoris tous les jours.

Les professionnels disent de vous que vous faites partie des jockeys les plus efficaces à votre poids. Votre réaction sur ce point.
C’est gentil mais disons que je fais partie des jockeys qui sont capables de défendre convenablement leurs chances au poids de 52.5 kgs. Il est clair que pour moi, cela reste un atout de pouvoir déjà atteindre cette situation pondérale, ce qui n’est pas le cas de tous mes collègues. Et puis j’ai la chance d’être au mieux sur le plan physique sans faire trop de sacrifice.

A propos de sacrifices, il parait que vous aimez bien la bonne «Bouffe» ?
J’avoue que j’adore les petits plats cuisinés. J’ai la chance de pouvoir manger à ma faim ce qui n’est pas le cas pour tous les jockeys. J’adore manger un petit saumon grillé que mon père prépare au barbecue.

Quels sont vos hobbies ?
J’aime bien les belles voitures confortables et si possible sportives. C’est un véritable plaisir pour moi que de conduire. Pour me détendre, j’aime jouer à la «Playstation» mais quand j’ai vraiment du temps, j’apprécie de le passer en compagnie de ma famille et de ma fiancée.

Vous reparlez de votre dulcinée, avez-vous des projets plus personnels pour les années futurs ?
J’aimerai acheter une maison avec Elodie. Pouvoir payer mes impôts sans problèmes (rire) Et pourquoi pas fonder un jour une famille mais cela reste un souhait beaucoup plus lointain… avant je souhaiterai gérer ma carrière au mieux et faire les choses dans l’ordre.

Quels serait votre plus grand rêve sur le plan professionnel ?
Mon rêve serait de vivre une expérience extraordinaire comme celle qu’a pu vivre Olivier Peslier au Japon. Devenir une star dans un pays ou les jockeys sont respectés et surtout reconnus comme des sportifs. Je crois que l’Asie est un continent tout indiqué pour cela.

Alors justement, comment vivez vous le fait de ne pas être reconnu comme des athlètes par le public français ?
Mise à part les grands prix, l’engouement des parieurs se fait de plus en plus rare sur les hippodromes. Un constat certainement dût à la télévision et aux nouvelles technologies avec lesquelles on peut parier à distance. Ce qui est sans doute le plus regrettable chez le parieur français, c’est qu’il semble attiré par l’appât du gain sans toutefois nous respecter et accepter parfois les contreperformances des chevaux…qui ne sont pas des machines. Je pense que les turfistes n’ont pas toujours conscience des difficultés que nous rencontrons entre les régimes, les risques d’accident, la condition physique que nous devons avoir pour gérer une bête de 500 kgs lancé à 50 km/h. Il suffit de rentrer dans un vestiaire pour se rendre compte que la musculature de la plupart des jockeys ne ressemble pas à celle d’un gringalet.

Que pensez vous de l’arrivée des agents pour gérer les montes ?
Pour être franc, j’étais contre au départ car j’ai toujours appris à travailler seul et je pensais que leur arrivée était futile. Avec un peu de recul et par la force des choses, j’ai constaté que leur mission pouvait vraiment soulager notre emploi du temps et surtout optimiser la quantité et la qualité des montes.

Après ce constat, collaborezvous avec un agent actuellement ?
Oui. Mon agent effectue pour moi les démarches auprès des entraîneurs afin d’obtenir de nouvelles montes et de gérer les autres. J’avoue que c’est un métier ou il faut avoir un certain sens commercial, capacité que je n’ai pas forcément. Un bon agent est, par définition, un bon coach et de ce côté là, j’ai la chance d’être bien servi avec lui. Au dela de cela, j’ajouterai que pour obtenir de bons résultats, il faut une véritable entente entre les deux hommes, qui appartient plus à la complicité et au vrai relation humaine.

Thomas, merci pour cet interview
C’est moi qui vous remercie.




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